
Aucun autre artiste au monde n’a suscité autant de littérature, de fanatisme, de diffusions radiophoniques, et vendu autant de disques qu’Elvis Presley, du temps de son vivant comme depuis sa disparition. Sans lui, pas de rock ‘n’ roll, pas de rock du tout, pas de centaines de milliers d’emplois à travers le monde depuis les années 50. Sa stature légendaire est incontournable de l’histoire de la planète depuis. Pas seulement sa musique, mais son aura, sa beauté, son aisance et sa voix reconnaissable entre mille, ont influencé non seulement des générations de musiciens et chanteurs, mais la jeunesse du monde occidental.
Ce fils d’une couturière et d’un ouvrier agricole, Gladys et Vernon, est né Elvis Aaron Presley le 8 janvier 1935, jumeau d’un petit Jesse mort-né. Il apprend à chanter et à jouer de la guitare au contact de la musique noire, sans savoir déchiffrer une partition. Il se rend donc au volant de son camion Ford au studio Sun au 706 Union Avenue à Memphis à l’été 1953 enregistrer deux chansons pour Gladys pour trois dollars et 98 cents. Impressionné, le patron du studio, Sam Phillips, le fait travailler quand Elvis ne roule pas avec sa camionnette. Phillips l’entoure du guitariste Scotty Moore et du contrebassiste Bill Black. Le lundi 5 juillet 1954 Elvis enregistre l’un de ses blues préférés, « That’s All Right Mama » d’Arthur « Big Boy » Crudup, un bluesman du Mississippi. Trop nerveux pour rester à la maison ce soir-là et écouter la station, Elvis se rend au cinéma. Au milieu de la projection, Papa-Maman viennent le chercher pour lui annoncer la nouvelle : sa chanson a été diffusée quatorze fois d’affilée à la radio!
Le succès dans le Sud est fulgurant : il se vend 20.000 copies du titre rien que dans la ville. Pendant un an, dix morceaux sont publiés par Sun, obtenant un succès local sans précédent. « Good Rockin’ Tonight » en octobre 54 , « Milkcow Blues Boogie » en janvier 55, « I’m Left, You’re Right, She’s Gone » en mai, et « Mystery Train » en août sont les faces A des 78-tours et 45-tours publiés. La Chevrolet est troquée contre une Cadillac rose toute neuve. Thomas Andrew Parker qui se fait appeler le « Colonel » devient son manager intraitable et malin et le restera tout au long de sa carrière, empochant au passage 50% sur la vente des produits dérivés et 30% des ventes de disques ! Au printemps 1956, « Heartbreak Hotel » devient le premier de ses 19 n°1 aux USA. Huit de ses chansons suivantes se vendent à plus d’un million d’exemplaires chacune, dont les classiques « Don’t Be Cruel » et « Hound Dog » en juillet 56, « All Shook Up » en mars 57 et « Jailhouse Rock » en septembre. Et surtout la ballade « Love Me Tender » en septembre 56, thème de son premier film, tandis que « Jailhouse Rock » est celui de son deuxième (et de loin son meilleur film avec King Creole en 58).
Les apparitions de Elvis Presley à la télévision sont filmées au-dessus de la taille, son célèbre déhanchement suggestif (d’où son surnom, le « Pelvis ») choquant l’Amérique puritaine. Mais les teenagers en sont fous, et ses concerts déchaînent filles pubères et garçons rêvant de lui ressembler. Le 9 septembre 1956 l’Amérique éberluée assiste à son premier grand show de variétés TV national, le fameux Ed Sullivan Toast Of The Town sur CBS chaque dimanche soir à 20h. Ce soir-là, 82,6% des foyers possédant un téléviseur regardent la chaîne, soit environ 54 millions de téléspectateurs ! En juillet 1957, il achète à la périphérie de Memphis, le domaine de Graceland et ses vingt trois pièces.
Il part effectuer son service militaire le 24 mars 1958, d’abord dans l’Arkansas, puis à Fort Hood au Texas, et enfin dans une base américaine en Allemagne comme simple soldat. Plus grave, dès le lendemain, sa chevelure devient désormais une coupe en brosse. Pendant son séjour à Fort Hood, il perd sa chère Gladys. Démobilisé deux ans plus tard avec le grade de sergent, sa carrière prend un tour nouveau, aseptisé et désormais inoffensif : ses chansons s’éloignent de ses rocks d’origine, son manager et lui choisissent des ballades souvent sirupeuses, (« It’s Now or Never » en juillet 1960, et « Can’t Help Falling In Love » de novembre 61). Le « colonel » Parker a voulu faire du rocker un personnage tous publics, et il a réussi. Il l’introduit à Hollywood pour tourner dans une tripotée de comédies musicales de série Z, où il tient toujours le beau rôle, entourée de pin-ups et susurrant des ritournelles pleines de bons sentiments.
Après une incursion dans le Gospel qu’il vénère avec le tire-larmes « Crying In The Chapel » en avril 1965, et une récidive avec How Great Thou Art en 67, Elvis Presley se marie à l’hôtel Aladdin à Las Vegas le 1er mai 1967 avec Priscilla Ann Beaulieu, fille d’un capitaine de l’Air Force (une fille, Lisa Marie, née le 1 er février 1968). En automne, il nous régale coup sur coup avec deux parmi les meilleurs titres de sa carrière : « Big Boss Man » en septembre 67 et le « Guitar Man » de Jerry Reed en janvier 68. Et, surtout, les 27, 29 et 30 juin 1968, il est filmé par la chaîne NBC dans un studio de Burbank en Californie pour un Elvis Special diffusé le 3 décembre suivant, et regardé par 42% de téléspectateurs américains. En mai de l’année suivante l’excellent album soul From Elvis In Memphis, est un succès critique mais est à peine disque d’or aux USA à sa sortie, entraîné par le n°1 « In The Ghetto » paru en avril 69, l’une de ses interprétations les plus fameuses. Le 31 juillet il apparaît pour la première fois en public depuis sept ans, lors du premier concert d’un engagement d’un mois à l’International Hotel de Las Vegas où il touche 250.000 dollars par semaine (From Memphis To Vegas/From Vegas To Memphis double album fin 69). Trois mois plus tard il obtient son premier n°1 depuis cinq ans avec « Suspicious Minds ». En juin 1972 il se produit au Madison Square Garden de New York, le concert du 10 fait l’objet de son plus célèbre album « live », Elvis As Recorded At Madison Square Garden publié un mois plus tard. Mais 1972 est aussi l’année où Priscilla le quitte en emmenant leur fillette, ils divorceront vingt mois plus tard. En 1973 il récidive avec Aloha from Hawaii via Satellite, capturé le 14 janvier et diffusé en mondovision devant un milliard de téléspectateurs, premier album enregistré en quadraphonie, et son premier (et dernier) No 1 depuis neuf ans. En 1975, il touche 250.000 dollars par semaine pour chanter dans un casino de Las Vegas.
Après un ultime concert à Indianapolis le 26 juin 1977, il publie en juillet son dernier album, Moody Blue, qui se vend aussitôt à plus de deux millions d’exemplaires. « Way Down » en est tiré et sera le dernier hit de son vivant. Car le 16 août 1977, après avoir été découvert inanimé en pyjama dans sa salle de bains par sa petite amie Ginger Alden, Elvis Presley meurt à 15h30 au Baptist Memorial Hospital de Memphis, d’un arrêt du coeur dû à une surdose de pilules. D’abord inhumé dans un cimetière public, sa dépouille a ensuite été déplacée dans le jardin de Graceland. Sujet à tous les avatars possible qu’autorise la légende, l’oeuvre d’Elvis Presley est sans cesse compilée, rééditée voire remixée, comme c’est le cas avec l’album Viva Elvis, produit du spectacle du Cirque du Soleil en 2010.
Source Music Story
1956 : Heartbreak Hotel
1956 : Blue Suede Shoes
1956 : I Want You, I Need You, I Love You
1956 : Don’t Be Cruel
1956 : Hound Dog
1956 : Love Me Tender
1957 : Too Much
1957 : All Shook Up
1957 : (Let Me Be Your) Teddy Bear
1957 : Jailhouse Rock
1958 : Don’t
1958 : Wear My Ring Around Your Neck
1958 : Hard Headed Woman
1958 : I Got Stung
1959 : (Now and Then There’s) A Fool Such as I
1960 : Stuck On You
1960 : It’s Now or Never
1960 : Are You Lonesome Tonight ?
1961 : Surrender
1961 : Can’t Help Falling in Love
1962 : Good Luck Charm
1962 : Return To Sender
1964 : Viva Las Vegas
1965 : Crying in the Chapel
1969 : In the Ghetto
1969 : Suspicious Minds
août 30th, 2011 → 10:48
[...] en plein essor, et un soulagement pour le bureau fédéral de voir Berry sous les verrous, Presley à l’armée, Jerry Lee Lewis en perte de vitesse, le Révérend Little Richard reconverti au [...]
août 31st, 2011 → 10:47
[...] héritier des traditions country et hillbilly, mais à qui faisaient défaut le charisme d’Elvis Presley, les talents de compositeur de Chuck Berry, ou l’élégance de Buddy [...]
septembre 2nd, 2011 → 10:48
[...] dans sa course : « Rip It Up » (juillet – repris plus tard par rien moins que Bill Haley, Elvis Presley et Cliff Richard), « The Girl Can’t Help It » (février 57, avec l’apparition tonitruante du [...]
septembre 3rd, 2011 → 12:49
[...] enregistrent une poignée de titres pour la station KDAV. Début 1955, c’est la découverte d’Elvis Presley, dont il parvient à faire la première partie lors d’un concert à Lubbock. C’est lors d’une [...]
septembre 5th, 2011 → 10:54
[...] dormir dans le studio, ce qui lui offre l’occasion de jouer pour Carl Perkins, ou de croiser Elvis Presley en visite. Ou de poser sur un légendaire cliché, où les trois sont rejoints par Johnny Cash, [...]
septembre 5th, 2011 → 10:54
[...] naturellement, Paul Mc Cartney), et été interprété par les Beach boys, les Sex Pistols, ou… Elvis Presley, il reste l’influence déterminante de musiciens comme Brian Setzer (The Stray Cats). Et, encore [...]
septembre 8th, 2011 → 10:47
[...] le succès des instrumentistes. Cliff Richard, considéré alors comme l’équivalent d’Elvis Presley en Grande-Bretagne, marque un tournant dans sa carrière en se convertissant à la religion [...]
septembre 8th, 2011 → 10:47
[...] qu’il conservera toute sa vie. La claudication sera permanente. En septembre 1955, il découvre Elvis Presley lors d’un concert organisé par la radio [...]
septembre 8th, 2011 → 10:48
[...] et se produit au sein de l’historique Million Dollar Quartet (complété par Jerry Lee Lewis, Elvis Presley, et Carl Perkins). Dès lors, il prend l’habitude de se présenter en public vêtu de noir de [...]
septembre 12th, 2011 → 10:50
[...] par la prestance de certains de ses contemporains (Elvis Presley, Jerry Lee Lewis), le pionnier du rock and roll Roy Orbison, malgré plusieurs tubes (« Ooby Dooby [...]
septembre 12th, 2011 → 10:50
[...] quatorze ans), se vend modestement, mais Perkins s’aguerrit en tournant aux côtés d’Elvis Presley et Johnny Cash. Au mois de décembre de la même année, une interjection captée sur une piste de [...]
septembre 18th, 2011 → 12:53
[...] sacré du « wack’n’woooll », il n’est d’adolescent qui ne se rêve en successeur d’Elvis Presley ou de Little Richard. Parmi les innombrables groupes qu’engendre la décennie, peu passent le cap [...]
septembre 18th, 2011 → 12:54
[...] chant, la danse, le théâtre, et apparaît à la télévision, aux côtés de son père ou d’Elvis Presley, dès l’âge de dix-sept ans. Elle quitte donc naturellement les bancs de la University of [...]
septembre 27th, 2011 → 10:48
[...] Née en Bulgarie, à Iskretz, Sylvie Georges Vartanian voit le jour en 1944. Fille d’un employé bulgare de l’ambassade de France, la jeune fille au joli minois est approchée très vite par le cinéma pour faire, dès 1950, quelques figurations à l’écran, le plus souvent dans quelques productions patriotiques locales. L’arrivée de l’Armée Rouge en Bulgarie change totalement la vie des Vartanian qui décident alors de s’exiler de l’autre côté du Rideau de fer. Francophone distingué, le père de Sylvie choisit Paris pour lieu d’exil et c’est dans la capitale que la famille Vartanian (bientôt rebaptisée Vartan) pose ses valises en 1952. L’acclimatation est rude. Obligé de se contenter d’un travail de manutention pour nourrir femme et enfants, Georges Vartan ne peut offrir un cadre de vie luxueux à sa progéniture qui ne parle guère le français et doit multiplier les efforts pour l’apprendre au plus vite. À force de volonté, Sylvie et son frère Eddie parviennent à maîtrise cette langue en peu de temps, intégrant alors le collège Victor Hugo en classe de sixième. L’année 1960 voit le niveau de vie des Vartan évoluer positivement. Plus à l’aise financièrement, Georges Vartan peut s’offrir un appartement suffisamment vaste pour y loger confortablement toute sa petite famille. Sylvie et Eddie, pour leur part, commencent à vivre leur vie d’adolescents occidentaux du début des sixties, connaissant premières amourettes, premiers flirts et premières expériences musicales. Eddie est devenu un trompettiste et chanteur plutôt doué et évolue dès ses années de lycée au sein du milieu rock’n'roll de la capitale. Sylvie, chanteuse à ses heures, suit les traces de son frère qui l’a initiée à l’univers d’Elvis Presley. [...]
septembre 29th, 2011 → 10:46
[...] musical dans lequel on retrouve aussi bien les sons acadiens de Louisiane que les guitares d’Elvis ou d’Eddie Cochran. Quant aux références cinéphiliques, elles sont toujours bien [...]
octobre 12th, 2011 → 10:48
[...] s’appeler Hervé Forneri. Mieux vaut emprunter le nom (Deke Rivers) du personnage incarné par Elvis Presley dans le film Loving You… On ne peut pas participer à l’introduction du rock’n'roll en [...]
octobre 13th, 2011 → 10:51
[...] life des sixties : sa musique (le blues, le rock), ses juke-box, ses idoles cramées (James Dean, Elvis Presley) et ses voitures de sport. Il aime aussi George Brassens… début d’un contraste permanent [...]
janvier 2nd, 2012 → 10:48
[...] conseils et en 1971, il enregistre le titre « The Fool » avec les choristes de Joe Cocker et d’Elvis Presley. C’est un tube : il se classe n°1 dans 12 pays. L’album du même nom sort en 1972. La [...]
février 2nd, 2012 → 10:50
[...] chansons sous une forme assez classique, chacune mettant en scène des personnages très marqués (Elvis…). Le second plus conceptuel, suivant le parcours d’une journée, du levé au coucher [...]
mars 11th, 2012 → 17:09
[...] de concerts sont édités, et Otis Redding devient la star absolue du genre, devançant même Elvis Presley dans les référendums. Au mois de juin, la conquête du marché blanc se poursuit pour Otis, avec [...]
mars 11th, 2012 → 17:10
[...] premier enregistrement en 1952, se classe en tête des charts rhythm and blues et est repris par Elvis Presley. Après quelques autres succès, Price est appelé sous les drapeaux pour servir au Japon et en [...]
mars 11th, 2012 → 17:10
[...] père, qui surprend un jour son rejeton en extase devant un disque de celui qu’on surnommait l’Elvis Presley noir), et il crée Al Greene & The Creations, puis Al Greene & The Soul Mates, qui, dès [...]
mars 11th, 2012 → 17:11
[...] en King of America tendance country, accompagné par deux ex musiciens d’un autre King…Elvis Presley. Elvis Costello retrouve son groupe The Attractions pour l’album suivant, le colérique et [...]
mars 11th, 2012 → 17:11
[...] vision du futur, le résultat d’un croisement Cyber-Punk entre Ziggy Stardust, Iggy Pop et Elvis Presley, le tout version électronique. Voilà l’idée originale du groupe britannique Sigue Sigue [...]
mars 11th, 2012 → 17:11
[...] On My Mind », à l’occasion d’une émission TV pour le dixième anniversaire du décès d’Elvis Presley, et un duo (« What have I done to deserve this ? ») avec la chanteuse préférée de Tennant, [...]
mars 24th, 2012 → 12:49
[...] « The Way You Do The Things You Do » et Promises and Lies (1993) contient la reprise d’Elvis Presley, « Can’t Help Falling In Love » également en version reggae-soft. Ce titre, utilisé sur [...]
avril 3rd, 2012 → 10:47
[...] Elvis Presley – Hound Dog [...]
mai 2nd, 2012 → 10:48
[...] Blue Suede Shoes – Elvis Presley [...]
mai 4th, 2012 → 10:46
[...] A Little Bit Of Green – Elvis Presley [...]