
Fondés sur les cendres des Problèmes (groupe accompagnateur d’Antoine), Les Charlots ont connu dans les années soixante et soixante-dix une incontestable célébrité, alimentée d’un sens avéré de la gaudriole, et de la parodie. Adeptes d’un humour gaulois très immédiat (« Merci Patron »), ils ont fait leur lit des succès du moment, en en donnant une version drôlatique, et dérisoire. Leur carrière, doublée de quelques incursions populaires (et discutables) au cinéma (Les Fous du stade, Les Bidasses en folie), n’a pas résisté à l’évolution du goût du public.
Tout se trouble : après avoir accompagné Antoine sous le nom des Problèmes, les Charlots (Gérard Rinaldi au chant, le batteur Donald Rieubon, le guitariste rythmique Luis Rego, Jean Sarrus à la basse, et le guitariste soliste Gérard Filipelli), considérés ici comme des grands plaisantins, héritiers du comique troupier, n’en assurent pas moins en 1966 la première partie de The Rolling Stones, fraient avec des humoristes comme Jean Yanne, et s’affirment comme des musiciens émérites.
Rieubon, sur le départ, est remplacé par Jean-Guy Fechner (frère du célèbre manager Christian). Les années soixante-dix voit le groupe se consacrer massivement au cinéma, avec quinze films tournés en à peine plus de vingt ans. Insatiables, Les Charlots présentent également durant de nombreux mois certains objets hilarants dans le magazine Pif Gadget. En 1971, et après le tournage des Bidasses en folie de Claude Zidi, Luis Rego quitte le groupe pour une carrière de scène, et radiophonique (Le Tribunal des flagrants délires sur France Inter). Fechner le suit quelques années plus tard, et le départ du chanteur soliste Rinaldi sonne le glas de l’ensemble . En 1984, ils publient leurs souvenirs (120 ans de conneries) et se produisent en 1988 à l’Olympia avec Antoine pour un baroud d’honner. En 1992, Les Charlots déposent définitivement le bilan.
Rinaldi se consacre à la télévision (le soap opera Marc et Sophie), puis prend une retraite bien méritée. Les autres itou. Les Charlots restent comme le seul groupe français capable d’enregistrer une Fesse En Rut Majeur, où se nichent une chanson composée par Georges Brassens (« Le Grand vicaire »), ainsi que la participation d’une certaine Debbie Stouquette (plus connue sous le nom de Nicole Croisille). Et Jean Sarrus et Gérard Rinaldi ont très bien raconté tout cela dans leur autobiographie 100% Charlots.
Source Music Story
1966 : Elle a gagné le yoyo en bois du Japon avec la ficelle du même métal
1967 : Cet été c’était toi
1967 : Paulette la reine des paupiettes
1970 : Derrière chez moi
1970 : Sois érotique
1971 : Merci patron
1972 : Si tu n’veux pas payer d’impôts … cach’ ton piano
1976 : From Hong-Kong with love
1977 : Histoire merveilleuse
1983 : C’est trop … c’est trop !
1983 : L’Apérobic
1985 : Ah ! Viens !
octobre 12th, 2011 → 10:48
[...] aussi efficaces que débraillés : les Problèmes prendront leur indépendance sous le nom de Charlots, avec le succès que l’on [...]
février 2nd, 2012 → 10:50
[...] S’installant à Paris à la demande d’Alain Hattat, Hubert Léonard fait merveille en tant que chanteur, particulièrement sur des morceaux anglais… langue qu’il n’a pourtant jamais apprise mais dont il arrive à reproduire les tons de manière convaincante (mais à l’époque, il n’est guère le seul yé-yé à chanter en yaourt). Faisant la connaissance d’Antoine, il intègre son groupe les Problèmes et se produit aux côtés de Jean Sarrus, Gérard Rinaldi, les futurs Charlots. [...]
mars 21st, 2012 → 10:47
[...] Mais la galère des castings et la perspective d’enchaîner les tournages sans parvenir à s’imposer découragent rapidement le jeune acteur, qui finit par décider de réactiver ses contacts dans le milieu musical. Il reprend contact avec Fabrice Aboulker, qui décide de profiter du succès de Pause café et de la visibilité que ce feuilleton a apporté à Marc Lavoine pour lui faire enregistrer un 45-tours : « Je ne sais plus de quoi j’ai l’air », le premier simple de Marc Lavoine, sort en 1983. L’année suivante, un second disque, « Pour une biguine avec toi », suscite l’attention du public. Mais c’est avec « Les Yeux revolver », tube incontournable des années 1980 qui deviendra l’un de ses standards, que Marc Lavoine rencontre le succès. Le public – notamment sa part féminine – fond pour la voix de velours, le menton viril et les yeux clairs du chanteur, intronisé vedette de la mélodie romantique : le succès est tel que la chanson aura même l’honneur d’une parodie particulièrement fine, exécutée par Les Charlots. [...]
avril 22nd, 2012 → 12:46
[...] au film Les Bidasses en folie mettant en scène un autre groupe de chanteurs-humoristes : Les Charlots. Tentant de surfer sur le même créneau que leurs collègues, les Martin Circus participent au [...]
mai 19th, 2012 → 12:48
[...] Problèmes, (qui ferait ensuite carrière au cinéma et sur scène après avoir été rebaptisé Les Charlots), Voulzy confie à ce dernier une maquette de démonstration qui ne passe pas inaperçue : un an [...]
mai 22nd, 2012 → 10:47
[...] joue également le rôle de Louis XVI, aux côtés d’Alain Bashung, Jean Schulteis, Antoine et Les Charlots. Cette collaboration rapprochera les deux hommes qui auront alors l’idée de lancer un nouveau [...]