Sugarhill Gang

Posted on 09/10/2010

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La culture hip-hop se développe dans les ghettos afro-américains tout au long des années 70. Il faut attendre le coup de pouce de la productrice Sylvia Robinson pour voir le premier de ces fruits éclore au grand jour. The Sugarhill Gang sort le simple «Rapper’s Delight» en 1979 basé sur un sample de «Good Times» de Chic. Le succès est énorme et le mot rap fait son entrée dans le vocabulaire musical. Blondie s’inspire elle de «Rapper’s Delight» pour «Rapture» en 1980. Si The Sugarhill Gang ne revient jamais au premier plan après ce coup d’éclat, il reste mythique comme en témoigne sa présence sur «Lala Song» de Bob Sinclar en 2009.

The Suggarhill Gang est formé par la productrice Sylvia Robinson, elle observe avec attention le mouvement des « block parties » qui fleurit dans les banlieues afro-américaines des Etats-Unis depuis le début des années 70. Des adolescents se réunissent autour de « ghetto blasters » et se défient dans des concours de « break dance », des joutes orales ancêtres du rap et du slam, pendant que des graffeurs « taguent » les murs en béton délabrés.

Wonder Mike, Big Bank Hank et Master Gee viennent de cette mouvance. Ils enregistrent le titre «Rapper’s Delight» en 1979, basé sur un sample «Good Times» de Chic. Le morceau est joué par un groupe de circonstance, Positive Force. Le succès est énorme, même si le titre n’est que n°36 aux Etats-Unis. Il est n°1 au Canada et n°3 en Angleterre et devient un tube partout en Europe, en particulier dans les discothèques.

The Sugarhill Gang mène ensuite une carrière anecdotique et il faut attendre l’arrivée de Public Enemy et consorts à la fin des années 80 pour que le rap prenne son véritable essor. La musique est une boucle éternelle et Master Gee et Wonder Mike sont invités par Bob Sinclar à participer à «Lala Song», hommage house à «Rapper’s Delight», titre inoubliable et définitivement fondamental.

Source : Fiche Deezer

1979 : Rapper’s Delight

1981 : Apache