Manu Dibango

Posted on 01/02/2011

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Il naît le 12 décembre 1933 à Douala dans un milieu protestant. Au printemps 1949, il débarque à Saint-Calais (Sarthe) pour poursuivre ses études avec seulement 3 kilos de café pour les payer. Ensuite étudiant à Chartres puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano ; mais c’est à Reims où il prépare le baccalauréat qu’il s’initie au saxophone et commence à se produire dans les boîtes au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.

Différents contrats le mènent à Bruxelles où il rencontre Coco, sa femme et mère de sa fille Georgia, Anvers et Charleroi où son jazz s’africanise au contact du milieu congolais dans l’ambiance de l’accession du Congo belge à l’indépendance en 1960. Grand Kalle l’engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il regagne la France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier Big Band, et crée et développe son style musical novateur et urbain pour une série d’émissions télévisées, « Pulsations » à la demande de Gésip Légitimus, producteur TV. Ainsi, il fut mis en relation avec Dick Rivers et Nino Ferrer, vedettes de l’époque ayant aussi participé aux émissions de Gésip Légitimus, qui l’engagent successivement.

En 1969, il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain. En 1972, la face B d’un 45 tours, « Soul Makossa » (notamment samplé sur « Wanna Be Starting Something » de Michael Jackson et « Please don’t stop the music » de Rihanna), fait la conquête des États-Unis et lui vaut d’y faire une tournée. Ses accents africains passionnent les musiciens noirs d’Amérique.

Le 9 novembre 1976, c’est la naissance de son fils Michel puis, 6 ans plus tard, le 26 novembre 1982, de sa fille Marva.

Dans les années 1980, il accompagne notamment Serge Gainsbourg.

En 1992, Yves Bigot (FNAC Music) lui propose d’enregistrer « Wakafrika », un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crême des artistes africains et des musiciens internationaux. L’album, dont George Acogny assura la réalisation et Philippe Poustis la production exécutive, paraîtra dans le monde entier. Projet ambitieux de réunification musicale de l’Afrique, Manu revisite le patrimoine de la chanson en invitant les ténors Youssou N’dour sur « Soul Makossa », King Sunny Ade sur « Hi-Life », Salif Keïta sur « Emma », Angélique Kidjo et Papa Wemba sur le très beau « Ami Oh ! » sans oublier Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Dominic Miller (guitariste de Sting) et Manu Katché (entre autres) … Le single, « Biko » (avec Alex Brown, Peter Gabriel, Ladysmith Black Mambazo, Geoffrey Oryema et Sinéad O’Connor) sera remixé à Atlanta par Brendan O’Brien.

En 1997, il créé le festival « Soirs au Village » (du titre d’une de ses chansons) dans la ville qui l’a accueilli, Saint-Calais. Ce festival a lieu tous les ans depuis.

En 2003, il devient grand-père pour la première fois d’un petit Mylian Emmanuel, puis plus récemment en 2008 d’une petite-fille prénommée Maïa.

Il est le parrain officiel de la vingtième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) du 24 février au 3 mars 2007.

Le 3 février 2009, il décide d’attaquer les maisons de disque de Michael Jackson et Rihanna (Sony BMG, Warner et EMI) pour avoir utilisé sans autorisation le thème de Soul Makossa. La décison du tribunal sera donnée le 17 février 2009. Dans les années 1980, Manu Dibango avait trouvé un accord financier avec Michael Jackson pour l’utilisation de sa chanson dans l’album Thriller, mais l’interprète de « Billie Jean » et de « Don’t stop ’till you get enough » a par la suite autorisé Rihanna à utiliser la musique de Dibango pour son tube « Don’t Stop the Music »

Source Wiki

1972 : Soul Makossa

1973 : Dikalo

1973 : Africadelic

1974 : Super Kumba

1976 : Big Blow