La sélection de @pandanael pour le Grenier : Jupiter

Posted on 10/03/2011

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Parce qu’avec tous ces gamins, (et malgré la joie qu’ils procurent) il doit s’en faire du souci ; Marcello et l’adagio de son concerto pour hautbois – avec le break qui tue à 1:48 – représentera Jupiter dans une de ses phases mélancoliques.

Bonus, même concerto, autre mouvement :

Ce joyeux père queutard,  assis aux premières loges de la (pro)création assistée sait que l’erreur est le pain quotidien des dieux aussi bien que des humains. C’est pourquoi je vais aussi lui dédier la petite histoire ci-dessous. (Avec une pensée pour Héra).

Gesualdo, de l’optimisme et de la créativité malgré tout.

Il y avait beaucoup de tristesse chez cet homme. La cause de ce malheur vient du fait qu’un jour, rentrant dans la chambre conjugale, il se trouva nez à nez avec le cul de peut-être son cousin ou au moins un de ses meilleurs amis (pardonnez moi, mes cours d’histoire de la musique sont loin)  qui était tout occupé à combler l’arrière-train de celle qui non seulement était sa femme mais qui allait aussi devenir, et sans plus tarder, son premier homicide.

Rassurez-vous, le besogneur de circonstance, lui aussi, il y est promptement passé….

Plus étrange, Gesualdo a ensuite été faire couper l’ensemble des arbres de son grand parc. Ça, va savoir pourquoi ? En plus, Freud n’était pas né.

Il y a eu ensuite magouille avec un pape (je pléonasme là ?) dont il a obtenu un pardon, lui permettant de se cloîtrer chez lui pour composer jusqu’à la fin de sa vie.

A ma connaissance, ce mec a été un des premiers à pousser le contrepoint aussi loin. La musique qu’on écoute aujourd’hui, quelque part, on lui doit.

Allez, plus sur lui, quand même : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Gesualdo

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