Dionne Warwick

Posted on 21/06/2011

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Marie Dionne Warrick est née le 12 décembre 1940 à East Orange, dans le New Jersey. Fille d’une famille baptiste pratiquante et mélomane (son père est promoteur du label Chess Records), elle pousse ses premières intonations dans l’Eglise du Nouvel Espoir à Newark, et accompagne au piano la chorale gospel des Drinkard Singers que dirige sa mère.

Avec sa soeur Dee Dee et sa tante Cissy Houston (future chanteuse soul, mère de Whitney Houston), elle monte le trio des Gospelaires, qui accompagne certains chanteurs de renom (Ben E. King et The Drifters). C’est à cette occasion que la chanteuse fait la rencontre de Burt Bacharach, qui séduit par son timbre cristallin, lui compose une poignée de chansons qui vont devenir de véritables classiques pop et soul des années soixante. La série commence en 1962 par « Don’t Make Me Over », qui met en évidence le chant raffiné de Dionne Warwick sur des arrangements de cordes sophistiqués, à la lisière de la soul et de la pop. Son nom Warrick, mal orthographié sur les crédits de la chanson, se transforme définitivement en Warwick.

Dans les deux années suivantes, Dionne Warwick obtient de nouveaux succès avec « Walk on By », « A House Is Not a Home » et « Anyone Who Had a Heart », qui portent au firmament sa voix altière. L’association avec le parolier Hal David et le compositeur et arrangeur Burt Bacharach, marquée par de nouveaux succès en 1968-69 (« Do You Know the Way to San José » et « This Girl Is in Love With You ») dure jusqu’en 1972, Date à laquelle sa carrière commence à décliner, faute d’un écrin musical aussi soyeux.

Au cours de la décennie 1970, Dionne Warwick traverse la vague du disco en obtenant un n°1 avec The Spinners pour « Then Came You » (1974) puis les très pop « I’ll Never Love This Way Again » (qui lui vaut un troisième Grammy Award) et « Déjà Vu »  (1979) produits par Barry Manilow.

La carrière de Dionne Warwick est régulièrement relancée par une série de succès : « No Night So Long » en 1980, et surtout l’album Heartbreaker (1982) et le hit homonyme concocté par The Bee Gees. En 1985, elle renoue avec Burt Bacharach et Carole Bayer-Sager pour le hit « That’s What Friends Are For » avec Elton John, Stevie Wonder et Gladys Knight (dont les bénéfices vont à la recherche contre le Sida), extrait de l’album Friends. La chanson lui procure un cinquième Grammy Award. Une nouvelle collaboration produit le duo « Love Power » avec Jeffrey Osborne (n°5 en 1987).

Délaissant sa maison de disques Arista Records, Dionne Warwick publie l’album Aquarela do Brasil en 1995, puis Dionne Sings Dionne en 1998, dans lequel elle réenregistre ses anciens succès. Si sa production s’est ralentie au fil des ans (néanmoins : My Friends & Me en 2006 et Why We Sing en 2008), Dionne Warwick reste l’une des grandes icônes pop/soul américaines, vénérée par de nombreuses chanteuses R&B.

Source Deezer

1962 : Don’t Make Me Over

1963 : Anyone Who Had a Heart

1964 : Walk on By

1967 : I Say A Little Prayer

1968 : (Theme From) Valley Of The Dolls

1968 : Do You Know the Way to San José

1969 : You’ve Lost That Lovin’ Feeling

1970 : I’ll Never Fall in Love Again

1974 : Then Came You (w/ The Spinners)

1979 : I’ll Never Love This Way Again

1982 : Heartbreaker (w/ Barry Gibb)

1984 : Weakness – The Woman In Red (w/ Stevie Wonder)

1985 : That’s What Friends Are For (w/ Gladys Knight, Stevie Wonder & Elton John)

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Posted in: Rhythm & Soul