Dead Can Dance

Posted on 06/07/2011

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Bien que Dean Can Dance, soit le nom d’un groupe qui a collaboré avec de nombreux musiciens en 25 ans de carrière, il reste associé à un duo, âme janusienne du projet, celles de Brendan Perry (né Brendan Michael Perry à Londres, en 1959) et Lisa Gerrard (née le 12 avril 1961 à Melbourne, en Australie). Ils sont musiciens et chanteurs et se rencontrent à Melbourne en 1981.

Dead Can Dance réunit d’abord le bassiste Paul Erikson et le batteur Simon Monroe autour de Perry et Gerrard. Dans ses premières compositions et prestations scéniques en Australie le groupe fait déjà preuve d’avant-gardisme et d’une volonté de conquérir des territoires musicaux jusqu’alors inexplorés par les groupes de l’époque.

Perry convainc Gerrard de poursuivre l’aventure à Londres, où ils signent en 1983 sur le label 4AD, dont ils vont devenir le fleuron, aux côtés d’un autre groupe adepte de l’expérimentation, Cocteau Twins.

L’origine du nom Dead Can Dance est rendue explicite sur la pochette de leur premier album homonyme, sorti en 1984. On y voit un masque traditionnel de Nouvelle Guinée, en bois, symbole de renaissance, puisque cet objet, bien qu’issu d’un arbre probablement abattu, continue à vivre et insuffler la vie par l’entremise d’une transformation artistique. Une image forte et parlante.

En 1985, le second album de DCD, Spleen and Ideal les fait accéder au rang de groupe culte en Europe. Il atteint la seconde place des charts indie. Son titre est une référence aux thématiques baudelairiennes. Il s’échappe surtout musicalement de la production contemporaine grâce à des sonorités world, asiatiques ou médiévales (le chant de Gerrard est accompagné d’un dulcimer), et révèle le pouvoir incantatoire des textes des deux auteurs compositeurs.

Au fil de sa production discographique (Within the Realm of a Dying Sun, 1987 ; The Serpent’s Egg, 1988 ; le médiéval Aion, 1990 ; Into The Labyrinth, 1993 ; le live Toward the Within, 1994 ; Spiritchaser, 1996) Dead Can Dance conquiert le monde, défiant les modes: cold wave, rock gothique, folk médiévale, musique baroque ou classique. Les expérimentations tantôt electro tantôt folk de Perry (adeptes des percussions, il enregistre dans une église dont il a fait l’acquisition, en Irlande) et la voix de contralto de Gerrard (qui chante en anglais et dans une langue inventée), leurs recherches incessantes touchant au spirituel, marquent de manière unique et indélébile l’histoire de la musique contemporaine.

En 1998, le groupe se dissout. Lisa Gerrard brille dans le registre de la composition et l’interprétation de musiques de films (Heat, Gladiator, Ali, La Chute du Faucon Noir …) et poursuit une carrière solo entamée en 1995 (The Mirror Pool). Brendan Perry publie lui les albums Eye Of The Hunter (1999) et plus tard Ark (2010).

En 2005, le groupe se retrouve pour une tournée d’adieu mondiale, accompagnée de sorties de compilations (Wake en 2003 ; Memento en 2005) et d’enregistrements plus ou moins officiels de ces prestations live. En 2008, la discographie de Dead Can Dance bénéficie d’une remasterisation de haute qualité, un travail nécessaire pour une oeuvre inégalée.

Source Music Story

1992 : The Carnival Is Over

1993 : The Host of Seraphim

1993 : The Ubiquitous Mr. Lovegrove

1993 : Yulunga (Spirit Dance)

1994 : American Dreaming

1994 : Sanvean

1996 : Nierika

1996 : The Snake and the Moon