La sélection de @JeanSeb pour le Grenier : Une chanson douce que me chantait ma maman

Posted on 25/07/2011

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Comme les opinions politiques, la religion ou le soutien à une équipe de foot, bien souvent les goûts musicaux se forgent dès l’enfance, en réaction ou en adéquation au milieu où l’on pousse, à la musique qu’écoutaient nos parents.

Je m’en rends compte aujourd’hui avec le recul, mais les grandes tendances de mes goûts musicaux sont nourries des disques, plutôt des cassettes (on était plutôt «cassettes» et musique en voiture chez moi) qu’écoutait mon père. Une certaine forme de rock, une touche de black music, et, tant pis pour ceux qui n’aiment pas ça, une pincée de chanson française. C’est ce qu’écoutait mon père, c’est ce que j’écoute, moi, et, je m’en rends compte, sans avoir forcé la chose, c’est ce qu’aime mon fils.

Bruce Springsteen – The River (1971)

Le titre qui m’a toujours tiré des larmes. Pour la mélancolie de l’harmonica, quand j’étais trop jeune pour saisir le sens des paroles, et pour le texte plus tard, où éclate déjà tout le talent de conteur de Springsteen.

Murray Head – Say it ain’t so (1975)

Une chanson que j’associe toujours à l’été, au soleil, aux heures de somnolence, bercé par le moteur de la voiture, sur la route des vacances. Impeccable à jouer autour d’un feu, pour séduire les jeunes filles, une fois adolescent.

Queen – I want to break free (1983)

Le clip qui m’a marqué avant tout autre. Plus que Thriller, même (et ouais.) L’imagerie insensée, que je comprenais mal (et que je ne suis pas sûr de mieux comprendre aujourd’hui, d’ailleurs) et puis ces types, déguisés en femme qui me fascinaient (oui, je sais…) Je redécouvrirai Queen plus tard, en 1991, à la mort de Mercury.

Prince – Purple Rain (1984)

Un amour que je n’ai jamais renié, quelles que soient les phases qu’il ait traversé, les noms qu’il ait porté, les discours parfois contradictoires qu’il a pu tenir sur la musique. Ca a démarré en 1984, par ce long cri déchirant au milieu d’un riff de guitare.

Francis Cabrel – Carte Postale (1981)

On a toujours écouté beaucoup de musique française aussi. Aussi bien la «chanson », des grands Messieurs auxquels j’étais un peu hermétique enfant, que la variété, qui m’enthousiasmait plus. La mélancolie qui se dégage de cette chanson là m’a toujours ému, mais tout l’album à dire vrai, compte pour moi.

France Gall – Viens je t’emmène (1978)

30 ans après, je prends toujours ma mère par la main pour danser sur cette chanson quand on l’entend. J’ai besoin d’en dire beaucoup plus ?