Alphaville

Posted on 16/08/2011

1


Trio de synth-pop théâtrale, élémentaire mais tout à fait représentative du son des années 1980, les Berlinois d’Alphaville sont les auteurs de « Forever Young », chanson phare de l’album du même nom, qui a valu à Marian Gold, Bernhard Lloyd et Frank Mertens une renommée mondiale en 1984, au même titre que « Big in Japan », autre extrait de cet album. Si le reste de leur discographie a connu un succès plus confidentiel, le groupe est toujours actif et poursuit des tournées à travers le monde.

C’est à Berlin en 1981, que se rencontrent Hartwig Schierbaum, alias Marian Gold, Bernhard Gössling, alias Bernhard Lloyd, et Frank Sorgatz, alias Frank Mertens. Tous trois amateurs de pop-rock, de new-wave et de glam rock, ils admirent David Bowie, Marc Bolan et T-Rex, Ultravox, Bryan Ferry, qu’ils écoutent en boucle. Ils baptisent dans un premier temps leur groupe Forever Young, car il s’agit tout simplement de la première chanson qu’ils écrivent ensemble.

En 1983, ils enregistrent une première démo contenant les titres « Into The Dark », « Summer In Berlin », « Forever Young » (et d’autres titres en allemand : « Traumtänzer », « Blauer Engel », « Leben Ohne Ende »). Warner, conquis, signe le groupe renommé Alphaville. Bernhard Lloyd convainc Marian Gold d’inclure le titre « Big In Japan » dans l’album, Forever Young.

Une décision qui s’avère judicieuse puisqu’en 1984, le single « Big In Japan » se classe numéro 1 en Allemagne (où il remplace « Relax » de Frankie Goes To Hollywood) et se hisse dans les tops 10 mondiaux les mois suivants. Le titre éponyme, hit new-wave par excellence, hanté par la voix emphatique et mélancolique de Marian Gold, dans la droite lignée d’Ultravox et Soft Cell, maintient leur renommée au plus haut pendant plusieurs années. Pourtant, au cœur du succès, Frank Mertens quitte le groupe en 1984 et est remplacé par Ricky Echolette.

Malgré le succès en Allemagne du single « Dance With Me » extrait du deuxième album, Afternoons In Utopia (1986) la synth-pop théâtrale d’Alphaville peine à reconquérir les classements mondiaux et le reste de la discographie du groupe ne connaît qu’un succès restreint.

En dehors des sempiternelles compilations, il faut tout de même retenir l’album plus sombre et lyrique Prostitute en 1994, l’anthologie Dreamscape (1999), regroupant pas moins 125 titres du groupe en une véritable odyssée, et Aphaville: Stark Naked & Absolutely Live (2000) le second album live du groupe enregistré au cours de leur tournée mondiale entre 1998 et 2000.

Source Music Story

1984 : Big in Japan

1984 : Sounds Like a Melody

1984 : Forever Young

1985 : Jet Set

1986 : Dance with Me

1986 : Universal Daddy

1986 : Jerusalem

1987 : Red Rose

1989 : Romeos