La sélection de @BideEtMusique pour le Grenier : Les Charlots

Posted on 23/09/2011

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Fondés sur les cendres des Problèmes (groupe accompagnateur d’Antoine), Les Charlots ont connu dans les années soixante et soixante-dix une incontestable célébrité, alimentée d’un sens avéré de la gaudriole, et de la parodie. Adeptes d’un humour gaulois très immédiat (« Merci Patron »), ils ont fait leur lit des succès du moment, en en donnant une version drôlatique, et dérisoire. Leur carrière, doublée de quelques incursions populaires (et discutables) au cinéma (Les Fous du stade, Les Bidasses en folie), n’a pas résisté à l’évolution du goût du public.

Tout se trouble : après avoir accompagné Antoine sous le nom des Problèmes, les Charlots (Gérard Rinaldi au chant, le batteur Donald Rieubon, le guitariste rythmique Luis Rego, Jean Sarrus à la basse, et le guitariste soliste Gérard Filipelli), considérés ici comme des grands plaisantins, héritiers du comique troupier, n’en assurent pas moins en 1966 la première partie de The Rolling Stones, fraient avec des humoristes comme Jean Yanne, et s’affirment comme des musiciens émérites.

Rieubon, sur le départ, est remplacé par Jean-Guy Fechner (frère du célèbre manager Christian). Les années soixante-dix voit le groupe se consacrer massivement au cinéma, avec quinze films tournés en à peine plus de vingt ans. Insatiables, Les Charlots présentent également durant de nombreux mois certains objets hilarants dans le magazine Pif Gadget. En 1971, et après le tournage des Bidasses en folie de Claude Zidi, Luis Rego quitte le groupe pour une carrière de scène, et radiophonique (Le Tribunal des flagrants délires sur France Inter). Fechner le suit quelques années plus tard, et le départ du chanteur soliste Rinaldi sonne le glas de l’ensemble . En 1984, ils publient leurs souvenirs (120 ans de conneries) et se produisent en 1988 à l’Olympia avec Antoine pour un baroud d’honner. En 1992, Les Charlots déposent définitivement le bilan.

Rinaldi se consacre à la télévision (le soap opera Marc et Sophie), puis prend une retraite bien méritée. Les autres itou. Les Charlots restent comme le seul groupe français capable d’enregistrer une Fesse En Rut Majeur, où se nichent une chanson composée par Georges Brassens (« Le Grand vicaire »), ainsi que la participation d’une certaine Debbie Stouquette (plus connue sous le nom de Nicole Croisille). Et Jean Sarrus et Gérard Rinaldi ont très bien raconté tout cela dans leur autobiographie 100% Charlots.

Source Music Story

1966 : Elle a gagné le yoyo en bois du Japon avec la ficelle du même métal

1967 : Cet été c’était toi

1967 : Paulette la reine des paupiettes

1970 : Derrière chez moi

1970 : Sois érotique

1971 : Merci patron

1972 : Si tu n’veux pas payer d’impôts … cach’ ton piano

1976 : From Hong-Kong with love

1977 : Histoire merveilleuse

1983 : C’est trop … c’est trop !

1983 : L’Apérobic

1985 : Ah ! Viens !