The Human League

Posted on 29/11/2011

1


Groupe phare de la new wave anglaise dont il est l’un des précurseurs, The Human League laisse un bel héritage de tubes (« Don’t You Want Me », « Lebanon ») avant de diluer ses synthétiseurs dans une pop lisse après l’album Hysteria (1984). La formation soutenue par Phil Oakey depuis ses débuts survit néanmoins en se contentant d’un album par décennie : Octopus en 1995, Secrets en 2001 et Credo en 2011.

Formé en 1977 à Sheffield par Philip Oakey (chant), Martyn Ware et Ian Craig Marsh (claviers) et Adrian Wright (effets vidéo), soutenus par quelques choristes féminines, The Human League, débute dans un registre cold wave synthétique hérité de Kraftwerk et proche d’Ultravox, avec le hit disco torturé « Being Boiled » et les albums Reproduction (1979) et Travelogue (1980).

Après les départs de Martyn Ware et Ian Craig Marsh partis fonder Heaven 17 en 1980, le groupe se resserre autour de Phil Oakey et s’oriente vers un style plus pop et commercial. En pleine vague « nouveaux romantiques », fort d’un excellent album constellé de perles dance, The Human League devient le ABBA de la new wave. Dare (n°1 en 1981, disque de platine) et les singles qui en sont extraits (« Sound of the Crowd », « Love Action », « Don’t You Want Me ») se vendent comme des petits pains jusqu’aux Etats-Unis.

En dépit du lumineux « Lebanon », l’album suivant, Hysteria (1984), sorti après de longs mois de gestation, déçoit. Le phénomène The Human League s’essouffle vite, même si le groupe conserve toujours un certain succès. Les albums suivants, Crash en 1986 et Romantic ? en 1990 ne trouvent guère leur public, tandis qu’un regain d’intérêt à forte dominante nostalgique survient avec Octopus en 1995. Le single « Tell Me When » se hisse jusqu’à la 6ème place des charts britanniques.

Toujours en activité vingt-cinq ans après sa création, The Humain League version 2001 sort l’album Secrets dans l’indifférence générale (le single « All I Ever Wanted » ne suffisant pas à ranimer la flamme). Un Live at the Dome suit en 2005. Un album studio par décennie, pas plus, semble être la devise du groupe qui revient au printemps 2011 avec Credo, produit par le duo britannique I Monster. A défaut de défrayer la chronique, ce neuvième opus pourvoie le single electro dance « Night People » et, ironie du sort, un « Never Let Me Go » (en guise de réponse à Heaven 17).

Source Music Story

1979 : Empire state human

1981 : The sound of the crowd

1981 : Love action

1981 : Open your heart

1981 : Don’t you want me

1982 : Being boiled (remix)

1982 : Mirror man

1983 : Fascination

1986 : Human

1995 : Tell me when