Bon Jovi

Posted on 16/03/2012

2


Avec son hard pop sans faille, puis son rock roots grand public, Bon Jovi, aidé en cela par un chanteur à la gueule de playboy fit des ravages à partir des années 80. Jon Bon Jovi et Richie Sambora sont les impeccables solistes d’un groupe qui aime remplir les stades et collectionner les tubes de « Runaway » à « Bed of Roses ».

Le New Jersey n’est pas uniquement la patrie de Bruce Springsteen; c’est aussi celle de Bon Jovi, un des plus grands groupes de hard FM des années 80. En 1983, David Bryan et Jon Bon Jovi (né John Francis Bongiovi), appuyés par le guitariste Richie Sambora, se font remarquer par un premier titre prometteur enregistré sur une cassette de démonstration, « Runaway ».

Ils décrochent alors la première partie d’un concert de ZZ Top, puis ouvrent pour les Scorpions et Whitesnake. Les deux premiers albums (Bon Jovi, 1984, et 7 800 Degrees Fahrenheit, 1985) dévoilent alors un groupe typiquement américain déversant un hard rock mélodique plutôt propret, taillé pour les programmes estampillés classic rock des radios FM. Rien de bien original.

Les choses prennent une tout autre tournure lorsqu’en 1986, avec le disque Slippery When Wet (produit par Bruce Fairbain), Bon Jovi fait soudain un carton (meilleur score de l’année 1987 aux États-Unis, plus de 13 millions de disques vendus dans le monde). La formule gros rock carré soutenue par l’image d’un chanteur aux allures de jeune premier fait des ravages. Les albums qui vont suivre (New Jersey, Keep The Faith) ne feront que conforter cet immense succès commercial (assez curieusement, la France restera longtemps réfractaire au phénomène).

Jon Bon Jovi, fort de cette gloire, envisagera un moment de continuer en solo, et enregistrera la Bande Originale d’un western dans lequel il tiendra d’ailleurs un des premiers rôles (Young Guns II, véritable album solo). Mais, bien vite, il reviendra à la bonne vieille formule de son groupe pour se retrouver, en 1995, en première partie de la tournée Voodoo Lounge des Rolling Stones sur plusieurs concerts.

La compilation Cross Road  fait valser le tiroir-caisse de Bon Jovi et de son employeur, mais These Days, de1995, est plus populaire en Europe qu’aux USA. Dans les années à venir, Jon Bon Jovi refait du cinéma, sort quelques albums solo et remet Bon Jovi sur pied afin d’enregistrer l’assez bon Crush, qui paraît en 2000, et livre un hit plutôt jovial intitulé « It’s My Life ».

Bounce en 2002 et surtout Have a Nice Day en 2005 sont de bons albums d’un rock à l’énergie canalisée, aux mélodies dansantes. Lost Highway en 2007 déçoit par un côté plus pop, les héros commencent à regarder dans le rétroviseur. A l’automne 2009, The Circle est un retour au rock’n’roll des débuts, moyennant quelques ballades, avec un Richie Sambora aux riffs toujours mordants. Bon Jovi est l’alliance classique d’un chanteur performer à la voix puissante et d’un guitariste qui enchaîne riffs et solos sans relâche. Jon Bon Jovi et Richie Sambora ont bien leur place aux côtés de leurs nombreux modèles.

Source Music Story

1986 : You Give Love a Bad Name

1986 : Livin’ on a Prayer

1987 : Wanted Dead or Alive

1988 : Bad Medicine

1988 : Born to Be My Baby

1989 : I’ll Be There for You

1989 : Lay Your Hands on Me

1989 : Living in Sin

1993 : Bed of Roses

1994 : Always

1995 : This Ain’t a Love Song

2000 : It’s My Life