Rod Stewart

Posted on 30/03/2012

4


Entre rhythm ‘n’ blues, rock, pop et soul blanche, le coeur de Rod Stewart a toujours vacillé. Cet infatigable séducteur vaut essentiellement par une voix éraillée et une facilité à pondre des chansons accrocheuses et souvent sexy.

Un des plus grands chanteurs de rock anglais des années 70, Rod Stewart commence sa carrière en 1963 lorsqu’il rejoint une formation de rhythm’n’blues, Jimmy Powell And The Five Dimensions, où il joue de l’harmonica. Installé à Londres, il est bientôt engagé par Long John Baldry au sein de sa formation, les Hoochie Coochie Men, qui devient ensuite le Steampacket. En 1965, il rejoint une formation blues, Shotgun Express (où l’on retrouve deux futurs Fleetwood Mac, Mick Fleetwood et Peter Green), dont il devient le chanteur. Rod Stewart commence déjà à être connu sur la scène rhythm’n’blues britannique, mais c’est sa collaboration avec le Jeff Beck Group qui lui apporte une notoriété nationale. La combinaison de sa voix éraillée et de la puissante guitare de Beck séduit aussi les États-Unis, où ils s’embarquent dans une série de concerts. Le groupe se sépare en 1969, mais Beck et Stewart laissent derrière eux deux albums communs : Truth (1968) et Cosa Nostra-Beck Ola (1969). Rod Stewart poursuit une double carrière : au sein du groupe The Faces (avec le futur Rolling Stones Ron Wood) et en solo. Après l’échec commercial de son premier album, An Old Raincoat Won’t Let You Down (1969), Gasoline Alley (1970), qui contient le superbe Lady Day, lui ouvre la porte du succès. Mais, avec les deux disques qui suivent (Every Picture Tells A Story, en 1971, et Never A Dull Moment, en 1972), Rod Stewart devient carrément une superstar. Ses reprises de « I’m Loosing You » (des Temptations), de « Angel » (Jimi Hendrix) ou ses propres compositions, Maggie May (n° 1 aux États-Unis en 1971) et « You Wear It Well », imposent pour longtemps sa voix si particulière, à la fois cassée et attachante.

Endurance. Au cours des années 70, il fait régulièrement la une de la presse à scandale britannique en raison de ses nombreuses liaisons et mariages ratés avec de blondes créatures. Atlantic Crossing, en 1975, est un succès, avec le très beau titre Sailing, qui culmine en Grande-Bretagne et deviendra l’hymne des fans de football anglais (Rod Stewart est un mordu du ballon rond). Jusqu’à la fin de la décennie, ses albums se vendent à des millions d’exemplaires, mais présentent moins d’intérêt sur le plan musical. À la veille des années 80, il saura parfaitement prendre au vol la vague disco en sortant son manifeste prétentieux, mais non moins irrésistible, Da Ya Think I’m Sexy, qui pulvérise les charts (n° 1 aux États-Unis en février 1979). Avec son air débonnaire et son éternelle crinière blonde de vieux séducteur, Stewart a maintenu la cadence dans les années 80, avec de nombreux hits, comme « Passion », « Infatuation », « Love Touch » ou Baby Jane. Dans les années 90, il continue à flirter avec les hit-parades (notamment l’excellent Unplugged… And Seated, en 1993) et reste, la cinquantaine passée, un figure incontournable du show-biz rock international.

En 1995, il sort le très lustré « A Spanner In The Works », et obtient un success avec « Leave Virginia Alone », composé par Tom Petty. Ses deux prochains albums sont plutôt passe-partout, mais il tente un drôle de pari avec Human, paru début 2001. En effet, il glisse des sonorités électroniques dans sa musique.

Source Music Story

1971 : Maggie May

1972 : You Wear It Well

1975 : Sailing

1976 : Tonight’s the Night (Gonna Be Alright)

1977 : I Don’t Want to Talk About It

1978 : Da Ya Think I’m Sexy ?

1983 : Baby Jane

1993 : All for Love (w Bryan Adams & Sting)