George Michael

Posted on 22/04/2012

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Enfant prodige de la pop music anglaise depuis ses débuts dans les années 80 avec le groupe Wham!, George Michael collectionne régulièrement les hits dans les charts mondiaux. La passion qu’il voue à toutes les musiques d’origine noire américaine est clairement identifiable dans ses compositions et sa manière de chanter. Figure incontournable des années 80 et 90, son indépendance d’esprit et de ton par rapport au milieu du show business a fait de lui une personnalité d’autant plus singulière et attachante.

George Michael est né le 25 juin 1963 à Finchley, en banlieue nord de Londres. Originaire d’une famille grecque d’origine chypriote, son vrai nom est Georgios Kyriacos Panayiotou. Dès l’âge de douze ans, il rejoint avec son copain d’école Andrew Ridgeley un groupe de ska baptisé The Executive. Cette expérience fondatrice leur permet d’écrire leurs premières chansons. Mais c’est sous le nom de Wham! qu’ils se font connaître en 1982, avec le titre « Young Guns (Go for It!) » Très vite les succès s’enchaînent. Trois albums parus entre 1983 et 1986 (Fantastic, Make It Big et The Final) résument l’histoire relativement brève mais intense du groupe. On y retrouve de nombreux hits singles comme « Club Tropicana »,« Wake Me Up Before You Go Go », « Everything She Wants », « I’m Your Man », « Freedom » et «The Edge of Heaven ».

Même si le nom de George Michael est inséparable du groupe Wham!, son envie de naviguer en solitaire se manifeste déjà en 1984 avec un célèbre slow : « Careless Whisper », puis « A Different Corner » un an après. 1986 marque l’arrêt définitif de Wham! ainsi que l’envolée de George Michael en solitaire. Son premier succès sans Wham! est néanmoins un duo, avec Aretha Franklin qui pour la première fois accepte de chanter avec un chanteur blanc : « I Knew You Where Waiting For Me » en 1987.

La même année, George Michael publie son premier véritable single en solo, « I Want Your Sex » et son premier album, Faith. quatre tubes en sont extraits : « Father Figure », « One More Try », « Monkey » et bien sûr « Faith ». L’album se classe rapidement en tête des ventes, y-compris dans les charts «Black Albums» aux Etats-Unis. Il reçoit également un Grammy Award en 1988. George Michael réussit donc une entrée fracassante (qu’il espérait) en obtenant la reconnaissance simultanée du public et de la profession. Au sommet de sa gloire internationale, sa tâche est alors difficile pour renouveler l’exploit de Faith  qui s’est vendu à quatorze millions d ‘exemplaires.

C’est pourtant ce qu’il tente de faire en 1990 avec son deuxième album solo, Listen Without Prejudice, Volume 1. Ce n’est pas à proprement parler un échec, mais plutôt une contre-performance au niveau des ventes, excepté pour les six singles issus du disque : « Praying for Time », « Heal the Pain », « Freedom! 90 », « Waiting for That Day », « Cow boys and Angels » et « Mother’s Pride ». L’album suivant verra le jour six ans plus tard.

Entre temps, George Michael participe à plusieurs concerts d’hommage ou de charité qui lui donne l’occasion de chanter ses idoles noires (The Temptations, Stevie Wonder) et britanniques (David Bowie, Queen, Elton John). La reprise en 1991 de « Don’t Let The Sun Go Down On Me » aux côtés de son auteur, Elton John, est un immense succès. Un an plus tard il sort un single dont le titre confirme sans ambage son amour de la musique noire américaine : « Too Funky ».

Lors de la parution de Listen Without Prejudice, Volume 1, le volume 2 avait été annoncé pour l’année suivante. Mais George Michael rentre alors en conflit avec sa maison de disque, Sony, l’accusant d’être responsable de la réussite mitigée de son deuxième album solo et de vouloir dicter sa production musicale. La longueur et l’échec de son procès expliquent également qu’il a fallu attendre 1996 pour voir la publication d’un troisième album solo, intitulé Older, lancé un an plus tôt par le single « Jesus to a Child ». Ce titre a été inspiré par la mort brutale d’Anselmo Feleppa, son compagnon de l’époque. D’autres tubes présents sur l’album suivront, parmi lesquels « Fastlove » et « Spinning The Wheel  ».

Au printemps 1998, George Michael fait un retour tout aussi retentissant qu’involontaire avec un single, « Outside » qui tourne en dérision son arrestation pour attentat à la pudeur.

Il révèle et assume son homosexualité lors de cette affaire. La même année sort une première compilation de ses succès, incluant « Outside » et une nouvelle reprise de Stevie Wonder, « As », en duo avec Mary J. Blige. L’album est baptisé Ladies and Gentlemen.

En 1999, George Michael fait un disque uniquement composé de reprises, Songs from the Last Century. Il y dévoile son goût pour les ballades et les chanteuses de jazz, et confirme sa filiation avec la soul music (Roberta Flack) et la musique pop britannique (U2, et The Police avec « Roxane »).

En 2004, il publie Patience, nouvel opus de compositions personnelles depuis huit ans. Y figurent trois singles parus dans l’intervalle, « Shoot the Dog », « Flawless » et « Freeek! ». 2005 est encore l’occasion de le voir participer à des duos aux côtés des plus grands de la chanson américaine, en la personne de Ray Charles sur un album intitulé Genius and Friends, et de Tony Bennett (extrait de l’album  Duets: An American Classic ).

Une nouvelle compilation, 25 , qui marque les 25 ans de carrière de George Michael paraît en novembre 2006, incluant les deux singles « An Easier Affair » et « This Is Not Real Love » ainsi qu’une reprise d’une de ses compositions, « Heal the Pain », en duo avec Paul Mc Cartney. Elle coïncide alors avec une tournée appelée 25Live qui voit le grand retour de l’artiste sur scène.

En 25 ans, George Michael a vendu plus de 80 millions d’albums et collectionné plus de quarante hit singles. Il incarne la synthèse parfaite de la pop music britannique et de l’ensemble des courants de la musique noire américaine. Jazz, soul, funk sont éminemment présents dans ses compositions et sa manière de chanter. Les ballades et les musiques pour danser sont les deux lignes de force qui se dégagent de son travail musical, à l’image des deux disques de sa compilation Ladies and Gentlemen  intitulés For the Heart (pour le cœur) et For the Feet (pour les pieds). Il affectionne les duos, exercice de style très américain qui lui permet à chaque fois de réaffirmer les racines de son style musical.

Mais sa démarche créatrice caractérise les années 80 et 90 au-delà de sa musique : la qualité croissante de réalisation de ses clips témoigne d’une époque qui a vu l’image vendre le son. L’esthétique sophistiquée de son univers se réfère explicitement à des ambiances où la sexualité prend une place importante. La liberté qu’il affiche dans ce domaine lui donne une tribune pour revendiquer le droit à être homosexuel. Il s’inscrit à ce titre dans la mouvance inaugurée par des groupes comme Village People, Queen, Culture Club et Frankie Goes To Hollywood. Son parcours et sa personnalité lui ont permis d’allier une popularité qui a su capter une époque avec une volonté de rester maître de ses choix artistiques.

Source Music Story

1984 : Careless Whisper

1986 : A Different Corner

1987 : I Want Your Sex

1987 : Faith

1987 : I Knew You Were Waiting (For Me) (w/ Aretha Franklin)

1988 : One More Try

1990 : Praying for Time

1991 : Don’t Let the Sun Go Down on Me (w/ Elton John)

1992 : Too Funky

1993 : Somebody to Love (w/ Queen)

1993 : Killer / Papa Was a Rollin’ Stone

1996 : Jesus to a Child

1996 : Fastlove

1996 : Spinning the Wheel

1997 : Older

1997 : Star People ‘97

1997 : You Have Been Loved

1998 : Outside

1999 : As (feat. Mary J. Blige)

2000 : If I Told You That (w/ Whitney Houston)