Kimera

Posted on 19/07/2012

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Kimera, de son vrai nom Hong Hee Kim, née le 10 janvier 1954 à Daegu (Taegu), en Corée du Sud, est une artiste lyrique. Dès le début de sa carrière, elle s’est présentée comme princesse, descendante de la dynastie de Silla, qui régna près de 1 000 ans.

 

À 12 ans, Kimera chante en soliste au National Metropolitan Choir et apparaît régulièrement dans les différents programmes de KBS (Korean Broadcasting System). Cependant, son père Daishik Kim, un industriel très conservateur se montre réfractaire à la carrière artistique de sa fille.

À 20 ans, Kimera obtient une licence en littérature française à l’université Sung Sin de Séoul ; après avoir beaucoup hésité, son père accepte que sa fille parte achever ses études en France à la Sorbonne car il souhaite en faire un professeur de lettres.

En France, Kimera poursuit ses études de littérature française à la Sorbonne (où elle obtient une maîtrise) et en cachette de son père, suit des cours d’art lyrique à l’École normale de musique de Paris. Elle a pour professeur Mady Mesplé.

En juin 1984, elle obtient par vote unanime du jury, le Diplôme Supérieur d’Art Lyrique à Paris. Mais si l’opéra la fascine, elle est aussi séduite par la musique moderne et les nouvelles technologies dans le domaine musical.

Le docteur Abitbol, orthophoniste spécialiste des voix, déclare que les cordes vocales de Kimera sont uniques au monde car elles lui permettent de produire, pratiquement sans effort, une gamme de quatre octaves. Kimera peut ainsi chanter sur plusieurs répertoires, de Carmen (contralto) à la Reine de la Nuit (soprano coloratura).

À cette période, elle sait déjà qu’elle ne sera plus enseignante, mais chanteuse.

Au cours d’un dîner d’affaire où elle sert d’interprète, elle rencontre Raymond Nakachian, un riche industriel libanais de 26 ans son aîné et frère de René Nakachian (ou Naccachian), inventeur de la Méthode Acmos (SBJ International – Paris). Cette union se fait contre l’avis de sa famille, traditionaliste. Kimera l’épouse et le couple s’installe quelque temps à Las Vegas puis se fixe à Estepona, un village à quelques kilomètres de Marbella, sur la Costa del Sol.

Kimera a voulu concilier l’opéra et la musique moderne, ses deux passions. En décembre 1984, avec l’aide son mari et de John Fiddy, elle crée le groupe Kimera and the Operaiders et enregistre son premier album avec le London Symphony Orchestra. Son pseudonyme est la contraction de Kim, et Opéra. Lost O?éra est une compilation des plus grands airs d’opéra, accompagnés de batteries, synthétiseurs. Elle remplace le « P » de opéra par un « ? » afin de marquer sa distance vis-à-vis de l’opéra traditionnel. La chanteuse se fait aussi et surtout remarquer par des tenues (créées par sa sœur An Woo Kim, styliste) et un maquillage inspiré des maquillages traditionnels coréens et qui devient sa « carte de visite ». Lost O?éra, unanimement critiqué par tous les puristes de la musique classique, se vend à 3,5 millions d’exemplaires dans les cinq continents. Le second album, O?éra Express, qui sort l’année suivante, repose sur le même principe de métissage musical et connaît un succès identique au premier.

À chacune de ses apparitions, elle est accompagnés de danseurs et joue avec les chorégraphies, lumières et effets pyrotechniques. Kimera définit elle-même son style musical de Rock-Opéra, ou encore de Popera, contraction de Pop et Opéra.

C’est Guy Lux, le premier qui l’invitera dans ses émissions et la fera ainsi connaître en France.

Source Wiki

1984 : The Lost O?era (Megamix)

1984 : The Lost O?era

1986 : Marching forever