The Connells

Posted on 15/09/2012

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Formé au milieu des années 1980 autour des frères Connells, guitariste et bassiste, ce groupe du sud-est des Etats-Unis séduit par la richesse mélodique de ses compositions, que l’on a très souvent associée à la scène « jangle pop » ou pop-folk dont les fers de lance ne sont autres que leur contemporains géorgiens de R.E.M.. Une musique pop mais de qualité donc, qui a surtout conquis le public européen au cœur des années 1990 avec le tube « 74-75 », extrait de leur cinquième album Ring (1993).

C’est en 1984 à Raleigh, en Caroline du Nord aux Etats-Unis, que se forment The Connells, autour de deux frères, le guitariste Mike et le bassiste David Connell, principaux auteurs et compositeurs, auxquels s’ajoutent Doug McMillan au chant et Peele Wimberley à la batterie. Le groupe devient quintette avec l’arrivée de George Huntley à l’occasion de l’enregistrement de son premier album studio.

Cette session s’effectue en mars 1985 sous la houlette de Don Dixon, co-producteur aux côtés de Mitch Easter des deux premiers albums de R.E.M. à la même période. Ce n’est donc pas un hasard si le son de The Connells, typique de ce que la presse anglophone qualifie de « jangle pop » (plus couramment nommé pop-folk) dans lequel une arpegienne guitare Rickenbacker côtoie une basse mélodique, est très souvent comparé à celui de leurs contemporains d’Athens, en Géorgie.

Ce premier album, Darkers Days sort en 1986, sur le label britannique Demon où le son des Américains est alors comparé à celui de the Smiths. L’engouement aux Etats-Unis n’est hélas pas le même et le groupe se voit contraint de créer son propre label pour pouvoir sortir l’album. Malgré sa richesse et l’influence parfois celtique de ses compositions, leur second disque, Boylan Heights (1987) n’intéresse aucune major et sort finalement sur le label TVT.

Peu à peu les autres membres du groupe prennent une part plus importante aux côtés des frères Connell dans la composition et l’écriture des chansons (le chanteur Doug McMillan ou le nouveau venu George Huntley au clavier). Le groupe délaisse ainsi les influences folk pour un son plus rock et publient Fun and Games en 1989. Il est suivi par l’album Ring (1993), qui contient leur plus grand tube « 74-75 ». En réalité, c’est encore en Europe que les superbes titres de cet album récoltent un succès mérité : l’album est disque d’or en Allemagne, en Suède, en Norvège… ce qui amène le groupe à tourner intensivement sur le vieux continent dans les années 1990.

Still Life (1998) marque la fin d’un contrat houleux avec TVT et l’album suivant, Old School Dropouts, sort à nouveau sur leur propre label, Black Park Records, en 2000. Même s’il n’a jamais récolté un succès massif sur le territoire américain, le groupe a su rester simple et a réussi à maintenir un réseau de fan fidèles dans son sud-est natal. Il bénéficie d’un réel soutien des radios alternatives, College radios et festivals. The Connells continuent aujourd’hui à s’y produire régulièrement en tournée.

Source Music Story

1986 : Seven

1988 : Scotty’s Lament

1988 : Over There

1989 : Something to Say

1990 : Stone Cold Yesterday

1990 : Get A Gun

1993 : ’74 – ’75

1996 : Maybe

1996 : Fifth Fret

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Posted in: Années Nonante