Blue Man Group

Posted on 04/10/2012

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Primitifs et modernes, les trois membres du Blue Man Group sont musiciens, mais aussi peintres, designers et finalement inventeurs. Depuis le début des années 1990, leur musique expérimentale et conceptuelle a attiré plus de 12 millions de spectateurs dans le monde. Ils doivent leur notoriété à leurs shows dantesques (The Complex Rock Tour, How To Be a Megastar) davantage qu’à leur production discographique (deux albums pop rock et electro en vingt ans). Des spectacles qui convient le public à lâcher prise et à prendre conscience de ses propres possibilités créatrices. Naïveté, couleurs vives et esprit po « tâche », le Blue Man Group fait retomber ses fans en enfance.

L’aventure de Phil Stanton, Chris Wink et Matt Goldman commence en 1988. Tous trois batteurs, ils souhaitent revenir à une musique tribale, qui provoquerait une transe joyeuse au seul moyen des rythmes et des sonorités des percussions. Ils y ajoutent une esthétique futuriste et des technologies modernes. Meryl Vladimer, directrice artistique du théâtre The Club à New York, produit leur premier spectacle, Tubes, présenté en 1991 à l’Astor Place. La réputation du show s’ébruite si vite qu’il est nominé en 1991 aux Obie Awards, en tant que meilleur spectacle de la scène Off-Broadway.

Ces performers ont façonné un concept, « l’homme bleu », à la tête et aux mains bleu cobalt, muet et burlesque à la manière d’un mime, au visage figé dans l’étonnement, suffisamment neutre pour que n’importe quel public y projette la part de folie créatrice qu’il porte en lui. Admirateurs de maîtres de la peinture abstraite, ils usent et abusent de jets de peinture ou de faisceaux lumineux pour traduire leurs sentiments et faire de leurs concerts des shows visuels et ludiques, qui happent le public dans un monde totalement à part et déjanté. L’expérience s’avère bénéfique puisque les spectateurs se pressent de plus en plus nombreux. Les trois percussionnistes s’entourent peu à peu d’autres musiciens et complètent leur musique de programmations électroniques et guitares électriques. Quant aux instruments, ils sont créés à partir d’objets détournés. Ceux qui ont fait leur renommée sont ces amas de tubes en PVC de tailles différentes, formant un instrument fixe ou portatif, qu’ils frappent avec des spatules pour produire toute une gamme de sons, et le piano ouvert et renversé dont ils frappent les cordes avec un maillet.

Après Boston et Chicago dans les années 1990, la parution de l’album pop-rock expérimental Audio, en 1999, leur vaut une nomination aux Grammy Awards. Avec leur notoriété galopante plus de cinquante personnes participent et interviennent sur l’album The Complex (2003), sur lequel les hommes bleus font appel à des interprètes, qui les suivent en tournée (« I Feel Love » est chanté par Annette Strean des Venus Hum ; « The Current » par l’ex Bush, Gavin Rossdale). En 2005, leur show Bluephoria – Live at The Venetian à Las Vegas, les promeut au rang de stars mondiales. Le Blue Man Group tourne désormais au Canada, au Japon, en Allemagne et s’est produit pour la première fois en France en mai 2008 pour plusieurs dates au Palais des Sports de Paris. Dans leur show parodique How To Be a Megastar, ils sollicitent le public et appliquent pas à pas les règles à suivre pour transformer n’importe quel groupe de rock en star planétaire… un programme réjouissant.  Laissons s’exprimer le blue man en chacun de nous.

Source Music Story

1999 : Rods and Cones

2003 : The Current

2003 : I Feel Love

2003 : White Rabbit

Posted in: Années Nonante