The Prodigy

Posted on 09/10/2012

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Issu du circuit des raves, The Prodigy a conquis un large public en mêlant l’énergie de la techno et le jusqu’auboutisme du punk. Deux albums symbolisent le groupe : Music for the Jilted Generation (1994) pour les initiés et ravers, et The Fat of the Land (1997) pour un public plus large qui acclame la synthèse de The Prodigy. Après un tiède Always Outnumbered, Never Outgunned (2004), les vétérans techno reprennent leur recette en 2009 avec Invaders Must Die, suivi d’une tournée et du live World’s On Fire (2011).

A la base, The Prodigy est une personne, Liam Howlett, ancien DJ hip hop converti à la musique électronique lors du Summer of Love de 1987. C’est toujours seul qu’il sortira le premier EP de The Prodigy, What Evil Lurks.

Fin 1990, il s’adjoint les services de deux danseurs, Leeroy Thornhill et Keith Flint, qui viennent renforcer l’impact visuel de ses sets DJ. En 1991, The Prodigy signe avec l’indépendant XL Recordings, dont la première tâche consiste à ressortir le premier EP. Le single suivant, « Charly » rencontre un succès immense en Angleterre. La machine The Prodigy est lancée. En 1992 sort le premier album du groupe, Experience, qui est un succès outre-Manche… mais nulle part ailleurs.

Petit à petit, le groupe va conquérir son public sur scène, où Keith Flint, de plus en plus extrême dans son look (cheveux teints en vert, maquillage gore et piercings) et son attitude fait des ravages. En 1993, le rapper Maxim Reality arrive dans le groupe. Désorienté par ce succès qu’il n’attendait pas, Liam Howlett radicalise la musique du groupe, comme en témoigne Music for the Jilted Generations (1994). L’influence rock devient sensible, et il se croise même les furieux Pop Will Eat Itself sur un titre.

Loin de calmer les ardeurs du public, le groupe devient de plus en plus populaire, notamment grâce au tube « No Good (Start the Dance) » En 1996, le groupe sort « Firestarter », un simple qui porte bien son nom, au vu de ce qui va se passer par la suite. Carton immédiat en Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne et en France. « Breathe » sort en second single et contribue à faire monter la pression… Mais le troisième album du groupe tarde à arriver. Il faut attendre 1997 pour voir The Fat of the Land arriver dans les bacs.

Malgré son colossal succès, cet album surproduit, grandiloquent, n’est pas à la hauteur des espérances que l’on plaçait en lui… Il n’en reste pas moins un album majeur, ne serait-ce que pour la contribution qu’il a apporté au développement de la musique électronique en général. En 1999, Liam Howlett sort The Dirthchamber Sessions Vol 1, recueil des 50 titres qui, de Public Enemy aux Sex Pistols (mais aussi Barry White), l’ont influencé.

En 2000, c’est au tour de Maxim de sortir son (anecdotique) album solo Maxim, un OVNI hybride et mal né. Keith Flint offre au groupe le single « Baby’s Got a Temper » en 2002. En 2004 sort Always Outnumbered, Never Outgunned, album centré autour de Liam Howlett qui garde la même ligne directrice de beats lourds et agressifs (« Memphis Bells »). Les temps ont changé et de novateurs, The Prodigy est devenu un vestige du passé ; le son a vieilli et la nouvelle génération electro ne les a pas attendus. Loin de se laisser conter par ses successeurs, The Prodigy applique sa recette favorite en mars 2009 pour l’anachronique Invaders Must Die, nouveau concentré de rythmes en plomb et de slogan schizophrènes. « Invaders Must Die » et « Omen » en sont les premiers singles. La tournée qui s’ensuit apporte le CD, DVD et Blu-Ray live World’s On Fire, enregistré le 24 juillet 2010 devant 65 000 fans au stade de Milton Keynes, en Grande-Bretagne.

Source Music Story

1991 : Charly

1991 : Everybody In The Place

1992 : Fire

1992 : Out Of Space

1993 : Wind It Up

1993 : One Love

1994 : No Good (Start The Dance)

1994 : Voodoo People

1995 : Poison

1996 : Firestarter

1996 : Breathe

1997 : Smack My Bitch Up

2002 : Baby’s Got A Temper

2004 : Girls

2009 : Omen

2009 : Warrior’s Dance

Posted in: Années Nonante