Stereophonics

Posted on 10/10/2012

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Grâce à leur pop vitaminée et leurs morceaux directs et engageants, les Stereophonics sont devenus des héros nationaux au Pays de Galles, et une très sérieuse référence en matière de pop/rock britannique. Depuis ses premiers hits « Local Boy in the Photograph » (1996) et « The Bartender and the Thief » (1999), les Gallois emmenés par Kelly Jones ont multiplié les succès outre-Manche sans connaître un grand retentissement ailleurs. Après un écart blues rock en 2003 (You Gotta Go There to Come Back), Stereophonics retrouve sa vigueur en 2005 dans Language. Sex. Violence. Other?, suivi de Pull the Pin (2007) et Keep Calm and Carry On (2010).

Afin de tromper l’ennui qui caractérise le quotidien de Cwamaman, leur village gallois, le chanteur/guitariste Kelly Jones, le bassiste Richard Jones et le batteur Stuart Cable fondent Tragic Love Company dans la première moitié des années 90, permettant à ces adolescents de se faire les dents sur une pop punky à la Manic Street Preachers.

Nourris aux Kinks, aux Jam ou à AC/DC, Kelly et sa bande changent leur nom en Stereophonics et quadrillent le Pays de Galles avec un matériel de fortune, certes, mais aussi avec fougue et foi. Par le truchement d’un hasard bienveillant, le groupe signe avec V2, nouveau label lancé par Richard Branson (ex-patron de Virgin), et un buzz se crée autour des Stereophonics. En 1996, ils sortent leur premier 45 tours, « Looks Like Chaplin », rapidement suivi par « Local Boy in the Photograph »… qui entre dans les hit-parades britanniques. Un an plus tard, leur premier album, Word Gets Around, enflamme le Royaume-Uni et le groupe est cité par les médias comme un futur grand de la pop énergique. Très pugnaces sur scène, les Stereophonics s’attèlent ensuite à contaminer l’Europe de leurs chansons vitaminées, et livrent leur deuxième album, Performance And Cocktails, en 1999. Moins immédiat que son prédécesseur, cet album fort de quelques ballades plaintives, se fait pourtant remarquer par son hit single « The Bartender and the Thief », dont le riff principal doit beaucoup à AC/DC.

Le troisième album du groupe paru au printemps 2001 connaît quelques difficultés de par son titre initial (J.E.E.P.) revendiqué par la marque automobile Chrysler. Rebaptisé Just Enough Education to Perform, l’opus très abouti convainc de par son atmosphère maussade et ses textes grinçants (« Mr. Writer »). En septembre 2003, l’honnête You Gotta Go There to Come Back délivre son lot de blues rock insidieux, à défaut du grand oeuvre attendu dont Stereophonics est capable. Devenu père de famille, Stuart Cable quitte le groupe, remplacé en tournée par Steve Gorman (ex-Black Crowes), puis l’Argentin Javier Weyler pour le vigoureux Language. Sex. Violence. Other? de 2005 – le meilleur à ce jour. Il est suivi en avril 2006 du premier live des Stereophonics, Live from Dakota, résultat d’une longue tournée menée jusqu’en Russie. En 2007, Pull the Pin apporte le hit « It Means Nothing » mais guère de surprise notable pour ce groupe considéré comme un éternel outsider du rock anglais. Javier Weyler avec Captain Melao et le leader Kelly Jones avec Only the Names Have Been Changed ont tous les deux fait paraître un album solo en 2007. Après ces intermèdes, Stereophonics revient au premier plan avec l’album Keep Calm and Carry On, sorti fin 2009 au Royaume-Uni et en février 2010 en France. Le groupe de Kelly Jones a bien du mal a se faire apprécier hors de ses frontières.

Source Music Story

1998 : The Bartender and the Thief

1999 : Pick a Part That’s New

1999 : Just Looking

1999 : Hurry Up and Wait

1999 : I Wouldn’t Believe Your Radio

2001 : Mr. Writer

2001 : Have a Nice Day

2001 : Handbags and Gladrags

2003 : Madame Helga

2003 : Maybe Tomorrow

2004 : Moviestar

2005 : Superman

2005 : Devil

2007 : It Means Nothing

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Posted in: Années Nonante