The Verve

Posted on 13/10/2012

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Entre les séparations, les procès, l’amour des drogues et leur légendaire sens de la provocation, The Verve a réussi à devenir un groupe classique à l’instar de leurs aînés Beatles et Rolling Stones, le temps de quatre albums en quinze ans (dont onze sous silence radio). La formation originaire de Wigan emmenée par la paire Richard Ashcroft (le chanteur grand parleur) – Nick McCabe (le guitariste caractériel) a produit quelques pépites inusables telles « Bittersweet Symphony » ou « The Drugs Don’t Work » aux cimes des classements et fait de l’album Urban Hymns un incontournable de l’âge d’or de la Britpop, en plus de performances publiques ébouriffantes.

 

Si The Verve a toutes les qualités pour figurer en couverture du manuel du parfait groupe de rock, ils a surtout le talent pour être un des groupes majeurs des années à venir. Après onze années de séparation, « Love is Noise » (2008) fait déjà du bruit et The Verve possède assez de fougue et d’inspiration pour composer d’autres titres appelés à imprégner les mémoires.

 

The Verve décide de se nommer Verve lors de sa formation en 1989 dans un collège de Wigan dans la banlieue de Manchester.

 

Richard Ashcroft le chanteur, Simon Jones le bassiste et Peter Salisbury le batteur sont des copains d’école, Nick McCabe le guitariste est rencontré au collège. Richard Ashcroft porte le poids d’un physique de rock star, croisement de Mick Jagger et Jim Morrison, et d’une enfance baignée de mysticisme. Les quatre garçons sont influencés par les légendes classiques des Beatles et des Rolling Stones, mais c’est l’appétit pour l’ecstasy et autres acides des Happy Mondays qu’ils copient le plus rapidement.

 

Volontiers provocateurs les membres de Verve vouent aussi un culte aux excentricités psychédéliques de George Clinton et son Funkadelic. Rapidement signés par Hut Recordings – un label de Virgin -, ils se font remarquer avec un premier effort « All in the Mind » en 1992. C’est surtout « She’s a Superstar » qui leur permet de se classer N°75 au Top et leur ouvre les portes d’une audience nationale. Le 1er album A Storm in Heaven (juin 1993) reçoit cependant un accueil tiède du public, dérouté par ses longues suites psychédéliques certainement trop ambitieuses. Verve occupe cependant le devant de la scène des faits divers, entre abus de drogues, destructions de chambres d’hôtel, scandales variés et enfin chronique judiciaire avec le label Verve qui leur intente un procès.

 

Contraints de se rebaptiser The Verve, ils livrent en juillet 1995 A Northern Soul, album bien plus direct. Nick McCabe laisse exploser les stridence de sa guitare pour proposer des titres plus immédiats. « This is Music » devient vite leur titre emblématique. The Verve sont alors des challengers crédibles pour Oasis ou Blur, seule leur appétence démesurée pour les drogues freine leur progression artistique. Malgré une honorable vingtième place dans les ventes, A Northern Soul faillit être le dernier album de The Verve, Richard Ashcroft décidant de quitter le groupe trois mois après sa sortie. Nick McCabe refuse ensuite de rejoindre le groupe quand Ashford le reforme. Un autre ami d’enfance Simon Tong s’empare alors de la guitare et des claviers.

 

Finalement le retour de McCabe donne lieu a une formation à cinq membres. Le groupe commence alors l’enregistrement de Urban Hymns dont certains titres sont déjà joués sur scène. Les retrouvailles entre Ashcroft et McCabe sont célébrées dans les habituelles libations lysergiques. Urban Hymns (septembre 1997) est le fruit d’un groupe en constante hallucination. Soudain montent les violons de « Bittersweet Symphony » et The Verve devient l’un des groupes phares de l’année 1997. Habilement inspiré du « The Last Time » des Rolling Stones via une version méconnue de l’Andrew Oldham Orchestra propre à leur manager, le titre leur assure une célébrité sur fond de procès pour exploitation abusive des droits de sampling. « The Drugs Don’t Work » rétabli l’équilibre et offre au groupe son premier No 1 du Top. Jamais rassasié de remous, The Verve se sépare définitivement au terme d’une tournée mouvementée en avril 1999.

 

The Verve est alors plus marqué par le talent que par la constance, et malgré des parcours solos honorables, ils annoncent leur réunion en juin 2007. Après de nombreuses scènes prestigieuses, en particulier la clôture du festival de Glastonbury, The Verve s’apprête à sortir Forth un quatrième album propulsé par le succès du très pop « Love is Noise ». Si The Verve s’est assagi, même un peu, Coldplay et Radiohead ont trouvé des concurrents à leur mesure pour marquer les années 2000.

 

Source Music Story

1992 : All in the Mind

1992 : She’s A Superstar

1992 : Gravity Grave

1993 : Blue

1993 : Slide Away

1995 : This Is Music

1995 : On Your Own

1995 : History

1997 : Bitter Sweet Symphony

1997 : The Drugs Don’t Work

1997 : Lucky Man

1998 : Sonnet

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Posted in: Années Nonante