Billy Joel

Posted on 24/10/2012

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L’un des grands auteurs compositeurs américains des années 1970/80, le pianiste, guitariste, chanteur Billy Joel est indissociable de la ville et de l’Etat de New York ; il y a puisé la majeure partie de son inspiration et la plupart de ses chansons possèdent ce parfum particulier hérité des grands « songwriters » de variétés populaires des années 20 à 60. Il a remarquablement collé à son temps, avec ses hits « Just The Way You Are » (1977), « Allentown »(1983). Son plus grand succès reste l’album 52nd Street et deux chansons qui sont extraites en 45 tours : « My Life » et « Honesty ».

 

William Martin Joel est né dans le quartier du Bronx à New York, le 9 mai 1949. Après des débuts avec des groupes locaux, il rejoint The Hassles qui vient de signer chez United Artists. Après deux albums, The Hassles en 1967 et Hour of the Wolf en 1968, le groupe disparaît en 1969.Le 2 avril 1972, alors inconnu, il fait un tabac au festival de Mar Y Sol à Porto Rico où il imite Joe Cocker. Il signe alors avec le label Family qui lui fait enregistrer son premier 45 tours, « She’s Got a Way » qui paraît en mai 1972, puis un album, Cold Spring Harbor.

 

Une station de radio de Philadelphie passe en boucle une bande enregistrée en concert de son « Captain Jack »; la chanson interpelle Columbia qui le signe en 1972. Piano Man sort en novembre 1973, entre dans le Top 30 américain, et ne sort qu’un an et demi plus tard en Europe. Après le médiocre Streetlife Serenade un an plus tard, il retourne dans sa ville natale en 1975. Pour un quatrième album qui tient mieux la route, illuminé par deux chansons autobiographiques, « Say Goodbye to Hollywood » inspiré par Phil Spector, et surtout le chef d’œuvre jazzy « New York State Of Mind ». Turnstiles est un autre échec commercial, mais bien prometteur.

 

Son intense activité scénique culmine en 1975 avec un concert au prestigieux Carnegie Hall à New York. 1977 voit la consécration de Billy Joel avec son meilleur album jusque là, The Stranger, produit par Phil Ramone, n°2 américain et succès européen grâce aux hits « Just The Way You Are », « Movin’ Out » et « She’s Always a Woman », tous composés au piano, instrument que Billy Joel a ainsi ré-introduit dans le pop/rock . Cet album est à l’époque la plus grosse vente jamais atteinte par Columbia, record qui tiend jusqu’en 1985.

 

L’équipe gagnante Billy Joel – Phil Ramone décroche un deuxième jackpot dans la foulée pile un an plus tard avec un « concept album ». 52nd Street est son premier n°1 aux Etats-Unis où il s’en écoule plus de sept millions d’exemplaires. « My Life » et « Big Shot » en sont les hits, mais en Europe, notamment en France, c’est la ballade « Honesty » qui envahit les ondes peu après, n°1 en août 1979. Il se produit peu après à Paris dans une salle Pleyel comble. Au printemps 1980 Glass Houses est son troisième gros succès commercial, artistique et critique. N°1 pendant six semaines. Même si sa voix est parfois forcée sur les tempos rapides comme « It’s Still Rock and Roll to Me », il est impeccable dans les ballades et les tempos moyens. « You May Be Right », « Sometimes a Fantasy » sont de nouveaux hits. En plein milieu de l’enregistrement de son huitième album, Billy Joel est victime d’un accident de moto à Long Island en avril 1982, mais il se remet rapidement de ses fractures multiples à la main gauche pour terminer The Nylon Curtain.

 

An Innocent Man en août 1983 dans lequel sa dévotion pour la pop américaine enjouée des années 1950/60 éclate avec « Uptown Girl ». Rejoignant Randy Newman ou John Mellencamp pour la première édition de Farm Aid, puis l’aventure USA For Africa et l’album We Are The World. Le double album Greatest Hits I & II paru en été 1985 et qu’il a entièrement contrôlé se vend immédiatement à huit millions de copies.

 

Trois ans après son dernier album studio, son excellent The Bridge paraît un échec commercial comparé à son impressionnante série depuis neuf ans. En juin 1987 Billy Joel emmène son orchestre et sa famille en Union soviétique où il est exceptionnellement autorisé à donner six concerts à Moscou et Leningrad. Fin 1989, il co-produit avec Mick Jones de Foreigner Storm Front, son troisième album n°1, le premier depuis neuf ans, de coloration plus rock FM moderne. « Leningrad » relate son expérience de l’autre côté du mur de Berlin, tandis que le ronflant « The Downeaster ‘Alexa’ » dénonce l’état critique des marins pêcheurs de Long Island . « We Didn’t Start the Fire » est n°1 en octobre 1989. Sa deuxième épouse peint l’illustration de l’album River of Dreams qui s’est fait attendre quatre ans. L’enjoué « The River of Dreams » au parfum doo wop est son dernier grand hit américain et en novembre 1993 un surprenant n°15 en France.

 

Billy Joel retrouve peu après le Carnegie Hall en compagnie de Sting pour l’organisation Rainforest. En 1998 il tourne avec Elton John pour la deuxième phase du Face to Face Tour en Australie et au Japon, et à nouveau avec Sting au même endroit et pour la même cause. Le 15 mars 1999 il est admis au Rock ‘n’ Roll of Fame à Cleveland. Et le 31 décembre il donne un concert historique de quatre heures au Madison Square Garden à New York afin de célébrer le nouveau millénaire (The Millenium Concert qui sort en cd et en dvd en 2000). Décidément inséparables, Billy Joel et Elton John chantent ensemble en décembre « Goodbye Yellow Brick Road » de ce dernier au Madison Square Garden lors d’une émission TV d’Elton.

 

11 septembre : Suite à la tragédie Billy Joel participe le 21 septembre 2001 au concert de charité America : A Tribute to Heroes où il interprète bien sûr « New York State Of Mind », et sept jours plus tard sort le charmant album de musique classique Fantasies & Delusions contenant des pièces pour piano, écrites par lui et interprétées par Richard Joo et qui grimpe à la première place du hit parade classique. Un mois plus tard il chante « Your Song » en duo avec Elton John au Madison Square Garden.

 

Billy Joel revient en pleine forme le 7 janvier 2006 pour débuter une tournée mondiale d’un an et demi qui culmine avec douze concerts complets au Madison Square Garden. Le 13 juin 2006 paraît l’album live 12 Gardens enregistré pendant la tournée. Le site On People.com dévoile en exclusivité sa première nouvelle chanson en quatorze ans, « All My Life », produite par le revenant Phil Ramone et écrite pour sa femme Katie Lee.

 

Le 10 mars 2008 à l’hôtel Waldorf Astoria à New York lors de la cérémonie du Rock ‘n’ Roll Hall of Fame, il présente son ami et lauréat John Mellencamp avec un discours populiste. Après seulement 44 ans d’activité, le célèbre Shea Stadium à New York devant être démantelé en 2009 pour laisser la place au Citi Field, Billy Joel doit y donner les deux derniers concerts, les 16 et 18 juillet 2008 : Rain or Shine -Billy Joel- The Final Play at Shea.

 

Source Music Story

1973 : Piano Man

1978 : My Life

1983 : Uptown Girl

1983 : Tell Her About It

1984 : The Longest Time

1985 : Keeping the Faith

1985 : You’re Only Human (Second Wind)

1989 : We Didn’t Start the Fire

1990 : I Go to Extremes

1990 : And So It Goes

1993 : The River of Dreams

Posted in: Années Nonante