Shaggy

Posted on 08/12/2012

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Shaggy

Shaggy a durablement secoué le cocotier du ragga, à travers ses influences hip-hop, il a largement contribué à façonner le son dancehall actuel. «Boombastic » en 1995 révèle le doberman chantant, Hot Shot en 2000 en fait une superstar avec l’hilarant « It Wasn’t Me », Lucky Day perpétue la tradition en 2002 grâce à « Hey Sexy Lady ». Quand à Intoxication en 2007 il scelle un rapprochement avec le rap.

Orville Richard Burrell est né le 22 octobre 1968 à Kingston en Jamaïque. Sa famille émigre aux Etats-Unis, ils vivent alors à New York dans le quartier de Brooklyn. Le jeune homme s’engage dans le corps des Marines en 1988 et participe à la première guerre du Golfe persique.

De retour à la vie civile, il commence à travailler avec Kenny « Dope » Gonzalez. C’est une reprise d’un standard de ska « Oh Carolina » (1994) qui attire l’attention sur lui. Le titre sort en Grande-Bretagne et rentre dans les meilleures ventes locales. Ses premiers enregistrements figurent sur l’album Original Doberman sorti par Greensleeves.

En 1995 « Boombastic » révèle sa voix de stentor, le doberman aboie presque en baryton sur l’album du même nom. Tube partout dans le monde, Boombastic fait de Shaggy l’équivalent d’un Puff Daddy. Sa double culture jamaïcaine et américaine lui permet d’incorporer harmonieusement le rap et le R&B au bon vieux ragga.

Midnite Love en 1997 souffre du syndrome du deuxième album, il peine à rééditer le succès de Boombastic, Shaggy peut alors paraître un feu de paille. Mais aucune muselière ne peut étouffer son talent, Hot Shot en 2000 est un des premiers albums de danchall moderne. Hormis le fait qu’il se classe No 1 un peu partout, il surprend par la variété des styles employés. Le simple « It Wasn’t Me » est en plus couplé à une vidéo qui se moque du machisme habituel dans le rap et le dancehall.

Ce n’est pas avec Lucky Day en 2002 que le féroce chanteur peut vouloir rentrer à la niche, « Hey Sexy Lady » est un titre énorme, même si son humour est moins évident. L’infatigable prend tout de même un peu de repos avec Clothes Drop en 2005, le succès rencontré est bien mineur pour le multi platiné chien de garde.

Si les Etats-Unis et l’Europe boudent un peu Intoxication en 2007, ce n’est pas le cas de la Jamaïque qui sait reconnaître l’un des siens. L’apparition de Ninjaman dans la vidéo de « Church Heathen » ou la collaboration avec Akon sur l’impeccable « What’s Love », en font un album certes plus dur mais pas dépourvu de qualités. Shaggy rapproche le rap du dancehall sur Intoxication et boucle ainsi un collier étrangleur de talent et d’innovation.

Source Music Story

1993 : Oh Carolina

1993 : Nice and Lovely

1993 : Soon Be Done

1995 : In the Summertime (feat. Rayvon)

1995 : Boombastic

1996 : Why You Treat Me So Bad (feat. Grand Puba)

1996 : Something Different (feat. Wayne Wonder)

1997 : Piece of My Heart (feat. Marsha Ambrosius)

2000 : It Wasn’t Me (feat. Rikrok)

2001 : Angel (feat. Rayvon)

2001 : Luv Me, Luv Me (feat. Samantha Cole)

2001 : Dance & Shout

2001 : Hope (feat. King Mydas)

2002 : Me Julie (w/ Ali G)

2002 : Hey Sexy Lady (feat. Brian & Tony Gold)

Posted in: Années Nonante