Sandie Shaw

Posted on 27/12/2012

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Sandie_Shaw

Après avoir été l’une des chanteuses britanniques les plus populaires des années soixante avec le succès « Always Something There To Remind Me » (1964), et gagné le concours de l’Eurovision en 1967 avec « Puppet On A String », Sandie Shaw a réussi un come back aussi intelligent qu’inattendu aux cotés de la fine fleur du rock des années quatre-vingt, de The Smiths à The Jesus and Mary Chain. Parallèlement à une carrière musicale assez exemplaire, elle a aussi porté de nombreux projets comme la création d’une clinique d’art thérapie et a fait preuve, depuis les années soixante-dix, d’un prosélytisme marqué envers la philosophie bouddhiste.

Sandra Goodrich, ou Sandie Shaw, est née le 26 février 1947, à Dagenham en Angleterre. Découverte par le chanteur populaire Adam Smith à l’âge de 16 ans, cette fille longiligne devient tout d’abord mannequin. Puis, un an plus tard, elle connaît un succès fulgurant dans la chanson avec son interprétation de « Always Something There to Remind Me », un standard de Lou Johnson (reprise et adaptée en France la même année par Eddy Mitchell avec « Toujours un coin qui me rappelle »), qui est numéro 1 un peu partout dans le monde en 1964. Sa carrière de pop star est lancée, icône de toute une génération, elle enchaine les succès (« Long Live Love » en 1965 est son second numéro 1 mondial) et les chante elle-même dans d’autres langues.

Celle qui se distingue en se produisant sur scène pieds nus, connaît ainsi un succès sans faille jusqu’en 1967, année où elle remporte le concours de l’Eurovision avec « Puppet On A String ». A l’époque, elle avoue pourtant ne pas aimer cette chanson, qui ne correspond pas au registre dans lequel elle entend mener sa carrière. En 1969, elle décide donc d’interpréter et de produire une sélection personnelle des chansons de la décennie (Bob Dylan, The Rolling Stones…), au grand dam de sa maison de disques, qui souhaite la voir continuer à exploiter le registre d’une pop familiale et sucrée. Résolument active et moderne, Sandie Shaw crée sa propre ligne de vêtements et chaussures, après avoir épousé le couturier Jeff Banks.

A partir de 1971, c’est moins en tant que chanteuse, qu’en tant qu’auteur (de chansons, mais aussi de livres pour enfants) ou encore au théâtre qu’elle s’illustre. En 1978, elle se convertit au bouddhisme et disparait peu à peu de la sphère médiatique. Elle divorce de Banks et le paye lourdement : sa carrière artistique, du moins du côté de la chanson, est au point mort.

Mais cette femme de caractère s’offre un superbe comeback en 1983, en compagnie de Morrissey et de son groupe The Smiths, avec qui elle interprète en duo le titre « Hand in Glove » dont 20.000 exemplaires s’écoulent au Royaume-Uni en quelques jours. Les années suivantes, ses concerts affichent complets, ses singles sont à nouveau des succès en Angleterre, la qualité de ses albums Choose Life(1983) ou encore Hello Angel(1988), pour lequel elle a collaboré avec le groupe The Jesus and Mary Chain, est saluée par la presse. En ayant su se renouveler avec brio, Sandie Shaw se voit couronnée reine de la chanson pop une seconde fois.

En 1991, apaisée, remariée, la chanteuse aux pieds nus publie son autobiographie, The World At My Feet, puis, se lance dans des études de psychologie. Obtenant un diplôme de psychothérapeute en 1994, elle parvient à fonder trois ans plus tard une clinique, dans laquelle les soins sont basés sur la créativité et le développement artistique.

Source Music Story

1964 : (There’s) Always Something There To Remind Me

1964 : I’d Be Far Better Off Without You

1965 : I’ll Stop At Nothing

1965 : Long Live Love

1965 : Message Understood

1966 : Tomorrow

1967 : Puppet on a String

1968 : Those Were The Days

1969 : Monsieur Dupont

1982 : Anyone Who Had a Heart

1984 : Hand In Glove

Posted in: Les Grands Noms